N’oubliez pas de vous porter partie civile si ce n’est pas fait

Crise sanitaire du LEVOTHYROX « NF » : On voit enfin le bout du tunnel !

Mars 2017 …Octobre 2026…Bientôt 10 ans… Le temps passe vite … Mais pour beaucoup des 3 millions d’utilisateurs quotidiens du LEVOTHYROX (des utilisatrices surtout..) 2017 est une date qui restera douloureusement gravée dans leur mémoire.

BREF RAPPEL DES EPISODES PRECEDENTS (que vous connaissez bien..)

La Lévothyroxine est un « médicament à marge thérapeutique étroite » dont on savait de longue date que tout remplacement d’une « spécialité » par une autre (même supposée « bio équivalente)  faisait courir un risque aux patients. Ainsi en 2012 le générique de BIOGARAN avait entrainé une multiplication par 14 des troubles et son retrait rapide du marché.

MERCK et l’ANSM (l’Agence « supposée » veiller à la sécurité sanitaire des médicaments) ont néanmoins décidé, conjointement, d’imposer la substitution brutale de ce médicament, éprouvé depuis 30 ans et parfaitement supporté quelques dizaines de signalements sur des années de traitement !!!) Et son remplacement par une « Nouvelle Formule »( la « NF »), jamais testée sur aucun malade, sur la seule base d’une étude de bioéquivalence réalisée « en prise unique » sur des sujets jeunes et en bonne santé.

Ce sera à la Justice pénale de se prononcer notamment sur : Les VRAIES raisons de cette substitution ? Par qui et pourquoi elle a été décidée ? Qui sont les responsables du « déficit d’information » des patients  et des conditions fautives de sa mise en œuvre et notamment, pour des raisons d’économies, du refus d’un « suivi » clinique et biologique pour TOUS les patients concernés ? La « mise en danger d’autrui » la nature et la gravité des troubles des victimes

Alors que MERCK et l’ANSM affirmaient que cette « NF » était « meilleure et plus sûre que l’AF », très rapidement après cette « substitution » on a constaté une explosion du nombre des « Effets indésirables ». 34000 en 6 Mois au lieu de moins de 20 EI / an

Face à ce que les services de la pharmacovigilance ont qualifié de « TSUNAMI d’EI sans équivalent ». MERCK, l’ANSM, le Ministère, la quasi-totalité des supposés experts, ont continué à nier la réalité des troubles présentés par les victimes de cette substitution forcée. Pour eux la « NF » n’était pas en cause et il s’agissait simplement d’un « déficit d’information », d’un « buzz médiatique » ou d’un « effet nocebo ».

Ce déni de la parole des victimes et de la réalité de leurs troubles, y compris trop souvent par nos médecins, nos pharmaciens et parfois même notre entourage, a entrainé des retards de diagnostic et la souffrance psychique d’être qualifiées de « folles » ou « d’hystériques » qui se montent la tête.

Nous avons dû nous mobiliser et communiquer entre nous pour trouver des « alternatives », souvent à l’étranger et être 300 000 à signer une pétition pour exiger le retour de l’AF.

L’AFMT a joué un rôle déterminant dans cette mobilisation de masse qui a permis d’arracher à la Ministre l’autorisation de la mise sur le marché « d’alternatives ». Un tournant majeur dans cette crise, puisque selon la Pharmacovigilance le passage de la « NF » à une « Alternative » entrainait chez 65% des victimes la disparition rapide de leurs troubles. Une preuve indiscutable supplémentaire de sa responsabilité.

LE TEMPS DE LA JUSTICE : RECHERCHER les CAUSES et les CONSEQUENCES DE CETTE CRISE et DETERMINER LES RESPONSABILITES


Dès le 14 septembre 2017 , l’AFMT a déposé une « plainte pénale contre X » pour « tromperies aggravées, en l’espèce de tromperie sur la marchandise en l’espèce le médicament Levothyrox, entrainant un danger pour la santé de l’homme »

Transformée ensuite en « Plainte avec constitution de Partie civile » (CPC) pour pouvoir intervenir dans la procédure en tant qu’Association représentative. Une plainte qui a été reprise, à titre individuel, par plusieurs milliers de patients-victimes.

(Par ailleurs un certain nombre de victimes avaient fait le choix d’engager diverses « plaintes au civil ». Une procédure plus simple mais qui se limite à indemniser financièrement le « préjudice subi » sans entrer dans les « causes » de cette crise. Certaines de ces procédures, et nous nous en félicitons, ont été des succès y compris devant la « Cour de Cassation » (notre plus haute instance juridique).

L’AFMT a, elle, fait le choix de la « voie pénale », plus lente et complexe, mais la seule qui permette d’établir juridiquement les causes de cette crise, de définir les responsabilités, de décrire l’impact de cette substitution sur la santé des victimes et les préjudices subis, et de les indemniser à leur juste valeur.

C’est le « Pôle Santé du TJ  de Marseille » qui a en charge l’instruction de nos plaintes et qui ensuite aura celle du Procès pénal.

Ce parcours aura exigé de nous de la vigilance et de l’obstination, car la justice est d’autant plus lente que l’armada des avocats de MERCK et de l’ANSM, ont multiplié (comme c’est leur droit…) les procédures pour retarder au maximum la tenue du procès à venir.

Il aura fallu attendre Décembre 2022 (soit 5 ans après le dépôt de notre plainte) pour qu’ils soient mis en examen par la Juge d’Instruction pour des faits graves et lourdement sanctionnables (dont ils sont encore, à ce jour, « présumés innocents »).

Ils ont saisi ( là encore comme c’est leur droit…) la « Chambre de l’instruction » qui, le 7 mai 2025 a validé ces mises en examen. Suite à quoi ils ont saisi la « Cour de Cassation », ultime moyen (légal..), pour gagner du temps, pour eux, et en faire perdre, pour les victimes.

Des victimes qui avaient 65 ans en moyenne en 2017 ont donc aujourd’hui en moyenne 74 ans. Ayons une penséepour celles et ceux « qui ne sont plus là » et qui ne connaitront donc pas la vérité sur la crise qui les a frappées. Il est vrai, à titre de comparaison qu’il aura fallu 15 ans pour arriver (presque) au terme de l’affaire du « MEDIATOR ».

On ne peut pas à ce stade vous donner toutes les informations qui sont encore (hélas..) couvertes par le « Secret de l’Instruction » mais les choses ont bien avancé, et l’on s’approche enfin (à la « vitesse de la Justice »….) de la « clôture de l’information » et du « renvoi devant le Tribunal correctionnel ».

Nous conseillons à ceux des victimes qui ne l’ont pas encore fait de « déposer Plainte avec constitution de Partie Civile » C’est d’autant plus utile pour vous que l’on s’approche de « la clôture de l’instruction », et du procès et qu’ensuite il sera trop tard.Pour le faire il n’est pas indispensable d’avoir un avocat mais cela vous aidera +++ notamment pour tout ce qui concerne la procédure puis au stade du Procès pour vous représenter et faire prendre en compte les spécificités de votre dossier

L’AFMT (elle-même « Partie civile ») est désormais représentée par le « Cabinet TTLA » (qui connait parfaitement le dossier et à qui nous faisons toute confiance +++) Mais vous êtes bien sûr totalement libres du choix de votre avocat.

Plus nous serons nombreux à déposer plainte, chacun(e) avec la spécificité de son histoire personnelle lors de cette crise sanitaire plus nos plaintes se renforceront les unes les autres. Pour faire reconnaitre la réalité des troubles dont nous avons été victimes, faire condamner les responsables et indemniser les victimes.

Nous sommes près du but, tous ensemble, nous ne lâcherons rien !


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