Malade de la thyroïde : « J’en veux à ceux qui nous ont dit qu’on ne risquait rien après Tchernobyl »

Quarante ans. C’est long, et court à la fois, surtout, pour ceux qui vivent encore des séquelles de Tchernobyl. En 1986, le Jura figurait parmi les zones de la France les plus touchées par les retombées radioactives liées à la catastrophe. En 2026, le département porte toujours des stigmates de l’accident survenu en Ukraine, à plus de 2 000 km de là.

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Jennifer Millet – Hier à 12:00 | mis à jour aujourd’hui à 11:31 – Temps de lecture : 3 min

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L’Association française des malades de la thyroïde, dont Chantale Garnier est la co-présidente, a sorti une BD en 2016 pour faire entendre la voix des malades.  Photo Jennifer Millet
L’Association française des malades de la thyroïde, dont Chantale Garnier est la co-présidente, a sorti une BD en 2016 pour faire entendre la voix des malades.  Photo Jennifer Millet

La semaine est chargée pour Chantale Garnier, elle s’y attendait. Quand arrive la date anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, l’habitante de Cize sait que son téléphone va sonner plus que d’ordinaire. Elle est même au cœur des sollicitations et a reçu, le matin de notre venue, la télévision. Trente ans en arrière, de son propre aveu, elle n’était pas forcément à l’aise face aux médias.

Aujourd’hui elle est rodée à l’exercice. Presse écrite locale, nationale et même internationale, documentaires, reportages télévisés… Elle a appris à se prêter au jeu des médias car elle est devenue l’une des voix des malades d

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