Chers adhérents, chers amis,

L’année 2025 s’est refermée, et avec elle une page lourde d’attente et d’incertitudes. 2026 s’ouvre devant nous avec deux échéances majeures : l’espoir de voir enfin aboutir le procès pénal du « Levothyrox », et la commémoration des 40 ans de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl — un drame dont les conséquences continuent de marquer nos vies.

Nous avons été, au niveau européen, la seule association de malades à porter devant la justice la question de la protection des populations face à la contamination. Et ce que nous avons découvert dans le secret de l’instruction dépasse l’entendement. Nous n’avons pas seulement été contaminés par les retombées atmosphériques : nos assiettes elles-mêmes ont été le vecteur d’un trafic honteux, organisé dans l’indifférence générale.

Les documents saisis l’ont démontré : nos estomacs ont servi de décharge. Alors que plusieurs pays refusaient les foies gras, gibiers et viandes contaminés venus de l’Est, la France a relevé ses normes de 400 Bq/kg à… 100 000 Bq/kg. Nous sommes devenus une plaque tournante de produits que d’autres nations refusaient pour protéger leurs citoyens.

Aujourd’hui encore, la situation nous oblige à soutenir sans réserve nos agriculteurs, qui se battent contre les accords du Mercosur. La France applique les normes phytosanitaires les plus strictes d’Europe : glyphosate, néonicotinoïdes, pesticides interdits… nos producteurs respectent des règles que d’autres pays contournent sans scrupule.

Pendant ce temps, des produits importés d’Ukraine arrivent sur nos marchés : des poulets bourrés d’antibiotiques interdits depuis plus de 15 ans, du glyphosate utilisé pour sécher les cultures avant récolte, et bien d’autres pratiques inacceptables. C’est une concurrence déloyale, destructrice pour nos petits agriculteurs, et lourde de conséquences pour notre santé, notamment en matière de perturbateurs endocriniens. Où sont les contrôles vétérinaires ? Où est la protection du consommateur ?

Quant au Mercosur, il entraînera l’expulsion de populations indigènes d’Amérique du Sud au profit d’élevages intensifs détenus par de grands groupes agroalimentaires utilisant plus de 25 traitements interdits en Europe. Comment accepter cela au nom du commerce ?

On nous parle du « trou de la Sécu ». Chaque année, on nous sollicite pour la lutte contre le cancer, on nous promet des progrès, des victoires, des lendemains meilleurs. Mais la réalité est implacable : le nombre de malades explose, et nos enfants sont de plus en plus touchés.

Il est temps d’ouvrir les yeux. Il est temps de redevenir citoyens de notre santé, de notre alimentation, de notre avenir.

Votre association, l’AFMT, a toujours été en première ligne. Nous avons refusé que la maladie soit une fatalité. Nous avons refusé le silence. Nous avons refusé l’oubli.

Aujourd’hui, nous appelons chacun à un engagement simple mais essentiel : consommer nos produits français, soutenir nos agriculteurs, défendre notre souveraineté alimentaire. Nos paysans sont nos racines, notre sécurité, notre avenir. Dans une société où les valeurs s’effritent et où la consommation nous détruit, il est temps de choisir la vie, la dignité et la responsabilité.

Ensemble, nous pouvons encore agir. Ensemble, nous pouvons encore protéger. Ensemble, nous pouvons encore changer le cours des choses.

Soutenez plus que jamais votre association elle est libre et totalement indépendante

Nous vous souhaitons une année pleine d’espoirs

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