« 96% des pharmacies en ligne seraient illégales » : le fléau des faux sites de vente de médicaments

Sur internet, une simple recherche à partir d’une molécule fait apparaître des dizaines de sites usurpant l’identité de pharmacies et vendant des médicaments soumis à ordonnance… faisant courir un grave danger aux patients dupés.

La rédaction avec AFP – 10 août 2025 à 17:25 – Temps de lecture : 4 min

Depuis 2013, les pharmacies établies en France peuvent proposer la vente en ligne de médicaments non soumis à une prescription médicale obligatoire. Photo d'illustration Sipa/Francois Glories
Depuis 2013, les pharmacies établies en France peuvent proposer la vente en ligne de médicaments non soumis à une prescription médicale obligatoire. Photo d’illustration Sipa/Francois Glories

Ozempic, quétiapine ou Viagra: des sites, se présentant comme des pharmacies, proposent l’achat en ligne de médicaments pourtant soumis à ordonnance. Une pratique interdite mais en plein essor, au grand dam des pharmaciens qui alertent sur les risques. « On reçoit très régulièrement des signalements de sites qui vendent des produits illégalement. On fait des dépôts de plainte, mais c’est très difficile à suivre, ils ferment et réapparaissent aussitôt ailleurs », déplore Carine Wolf-Thal, présidente de l’Ordre national des pharmaciens.

Depuis 2013, les pharmacies établies en France peuvent proposer la vente en ligne de médicaments non soumis à une prescription médicale obligatoire. Pourtant, sur internet, une simple recherche à partir d’une molécule fait apparaître des dizaines de sites usurpant l’identité de pharmacies et vendant des médicaments soumis à ordonnance. Certains peuvent être promus par des mails, des publicités sur les réseaux sociaux ou de faux blogs santé.

La France, « pays le plus ciblé »

Selon le dernier rapport du groupe de cybersécurité Gen, la France serait « le pays le plus ciblé » par ces faux sites de pharmacies, appelés « PharmaFraud », détaille Michal Salàt, directeur des recherches sur les menaces d’Avast – entreprise appartenant au groupe.

Dans le monde, les chercheurs ont identifié un réseau de « plus de 5 000 faux sites commercialisant des traitements » et plus de « 151 000 attaques PharmaFraud ont été bloquées » par Avast depuis janvier en France, ajoute-t-il. Selon l’expert, « la forte adoption du commerce électronique dans le secteur de la santé » ainsi que les « difficultés occasionnelles d’approvisionnement en médicaments » font de la France un « terrain fertile » pour ce type d’escroqueries.

Vous aimerez aussi...