Pourquoi les laboratoires de biologie médicale font grève jusqu’au 1er octobre

Les biologistes médicaux s'inquiètent de la restriction de l'enveloppe budgétaire accordée par l'Assurance maladie. (Photo d'illustration)
Les biologistes médicaux s’inquiètent de la restriction de l’enveloppe budgétaire accordée par l’Assurance maladie. (Photo d’illustration) | ELISEO FERNANDEZ / REUTERS

Afficher le diaporamaOuest-France Propos recueillis par Jacques SAYAGH.Publié le 25/09/2019 à 18h06ABONNEZ-VOUS

Jusqu’au 1er octobre, les laboratoires sont appelés à fermer leurs portes l’après-midi. Ils refusent le cadre financier imposé par la Sécu. Explications avec François Blanchecotte, président du Syndicat national des biologistes.

Quatre syndicats professionnels de biologistes médicaux appellent à faire grève l’après-midi jusqu’au 1er octobre. Ils dénoncent les contraintes financières imposées par l’Assurance maladie. Le mouvement est très suivi, selon le président du Syndicat des biologistes.Ouverture dans 0

Entretien avec François Blanchecotte, président du Syndicat national des biologistes.

Pourquoi appelez-vous les laboratoires de biologie médicale à la grève l’après-midi jusqu’au 1er octobre ?

Les contraintes financières que nous impose l’assurance maladie sont devenues insupportables. Les examens de biologie représentent 3,7 milliards d’euros par an. Pour répondre aux besoins de la population et au vieillissement, le nombre de prescriptions augmente chaque année de près de 4 %. Cette année, par exemple, quarante examens nouveaux entrent dans la nomenclature. Mais l’augmentation des dépenses autorisée par la Sécu est, elle, quasi-nulle. Si bien que chaque année, depuis dix ans, l’enveloppe qui nous est remboursée baisse.

Quelles conséquences ?

Cela fragilise l’activité de nos 4 000 laboratoires. Ils sont répartis partout sur le territoire. Si l’enveloppe n’augmente pas, nous n’aurons pas d’autre solution que de réduire les plages d’ouverture. Voire de fermer des sites, notamment en milieu rural. Le gouvernement est en train d’organiser le passage d’un modèle de proximité à un modèle industriel. Le risque, c’est qu’à terme, il ne reste que quelques grands labos. Les résultats ne seraient alors plus rendus le soir-même mais au bout d’une semaine.

Pour 2020, le gouvernement prévoit de n’accorder aucune hausse des dépenses. C’est inadmissible. Nous demandons une progression conséquente de l’enveloppe. Faute de quoi, nous nous ne signerons pas la convention proposée par l’Assurance maladie pour les années 2020 à 2022.

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