Le chercheur avait affirmé avoir décelé des « impuretés » dans les comprimés de la nouvelle formule du Lévothyrox, médicament pour la thyroïde accusé par des patients de provoquer une vague d’effets secondaires.

Le chercheur qui a affirmé mercredi au site Médiacités avoir retrouvé des « impuretés »dans la nouvelle formule du Levothyrox s’est vu contredit ce vendredi par le CNRS, son employeur. L’organisme public estime dans un communiqué que Jean-Christophe Garrigues n’a « pas respecté la déontologie scientifique indispensable pour valider toute recherche ».

Ce chercheur toulousain indiquait avoir décelé un « élément impur » en analysant la nouvelle formule du Lévothyrox, médicament accusé par certains patients de provoquer des effets secondaires lourds.

« Ce pic d’impureté alerterait le moindre scientifique », avait-t-il assuré, sans nommer les substances selon lui en cause.

« En tant qu’employeur, le CNRS considère que l’agent n’a pas respecté la déontologie scientifique indispensable pour valider toute recherche », a réagi le CNRS dans un communiqué au ton inhabituellement vif.

« Les résultats annoncés par Jean-Christophe Garrigues, ingénieur de recherche au CNRS, n’ayant pas été validés par le processus d’évaluation par les pairs propre à la communauté scientifique, le CNRS considère qu’ils ne constituent pas en l’état actuel des faits scientifiques »

Ces mesures « ne sont liées en aucune façon à une quelconque activité de recherche de son équipe ou du laboratoire », bien que le chercheur ait utilisé son équipement pour les réaliser, poursuit le CNRS.

Conférence de presse annulée

Pour toutes ces raisons, « le CNRS et l’université Toulouse Paul-Sabatier ont demandé l’annulation d’une conférence de presse » prévue ce matin dans leurs locaux par l’association de patients AFMT, à laquelle aurait dû participer M. Garrigues.
Cette association est en pointe dans la lutte contre le nouveau Levothyrox.

De leur côté, l’Agence du médicament ANSM et le laboratoire Merck ont réassuré vendredi que la nouvelle formule de ce médicament était « de bonne qualité ».

Selon des chiffres officiels, quelque 31.000 patients (sur un total de 2,2 millions) se sont plaints d’effets indésirables.
L’affaire fait l’objet de plusieurs procédures en justice.

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