Un phtalate longtemps utilisé dans les plastiques est «responsable d’une partie des cancers du sein»

DÉCRYPTAGE – Soupçonné depuis des décennies, le rôle délétère de cette petite molécule progressivement retirée du marché européen est confirmé par une enquête épidémiologique.

C’est une composante du PVC souple, un plastique très répandu, dans le collimateur des chercheurs depuis des décennies. Une enquête épidémiologique menée à Taïwan et publiée dans les Comptes rendus de l’Académie des sciences américaine renforce les soupçons : l’exposition au DEHP (pour di 2-éthyl hexyl phtalate) s’avère bel et bien associée au cancer du sein. « Cette étude, très intéressante, confirme les données actuellement retrouvées dans la littérature », note Meriem Koual, gynécologue et chercheuse dans l’unité HealthFex de l’Inserm, à Paris.

Cette petite molécule fait partie de la vaste famille des phtalates, utilisés principalement pour assouplir et augmenter la durée de vie des plastiques. Ces petites molécules ne sont pas liées de façon irréversible aux plastiques, elles peuvent donc diffuser au contact des matières grasses et se retrouvent très souvent dans les organismes et l’environnement. Plus préoccupant, certains d’entre eux, comme le DEHP, sont aussi des perturbateurs…

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