Pourquoi Sanofi se lance dans la course aux vaccins contre le coronavirus

Par Thuy-Diep Nguyen le 25.02.2020 à 11h05ABONNÉS

Le laboratoire tricolore mise sur sa recherche, sa plateforme technologique – et une alliance historique avec les autorités américaines fraîchement renouvelée – pour emporter la course à l’échalote vers un vaccin anti-coronavirus. 

Sanofi

Coronavirus : pourquoi Sanofi se lance dans la course aux vaccins(C) REUTERS

En être… ou pas ? Pressé par les médias, le 6 février, lors des résultats annuels du groupe, Paul Hudson s’était montré on ne peut plus décidé : Sanofi serait bel et bien parmi les acteurs à se lancer dans la course à un futur vaccin contre le nouveau coranovirus, le Covid-19. « Donnez-nous quelques semaines », avait alors lâché le nouveau directeur général, manager plutôt féru de transparence – et de réactivité. Aussitôt dit… le 18 février, le laboratoire tricolore annonçait s’être associé au ministère américain de la Santé. C’est le troisième laboratoire, après les américains Johnson & Johnson et Regeneron, avec lequel les Etats-Unis choisissent de collaborer sur ce sujet.

Les deux parties se connaissent. Au début des années 2000 déjà, les Américains avaient choisi Sanofi Pasteur, l’entité mondiale vaccins du Français, pour mettre au point un vaccin contre la grippe aviaire. Le laboratoire tricolore, une nouvelle fois, va travailler avec la Barda (Autorité pour la recherche et développement avancée dans le domaine biomédical), émanation du ministère américain de la Santé. « Nous apporterons tout notre savoir-faire  et sommes convaincus que cette collaboration pourrait donner des résultats significatifs en termes de protection du public contre cette poussée épidémique », a expliqué David Loew, vice-président exécutif et responsable de Sanofi Pasteur.

Lire aussi – Paul Hudson, un « performeur » fan de foot à la tête de Sanofi

Expérience du SRAS

Pour réussir, le Français parie d’abord sur sa force de frappe dans l’industrie du vaccin – un métier qui représente plus de 12 % de son chiffre d’affaires (5,1 milliards d’euros en 2019). En tête, sa capacité à

Vous aimerez aussi...