Santé. Plus de 50 pesticides présents dans l’air

Sur la base d’une étude d’Atmo France, Générations futures publie, ce mardi 18 février, un rapport pointant la présence dans l’air de molécules pesticides dangereuses pour la santé humaine.

Ce rapport tombe en pleine polémique sur la décision du gouvernement de ne pas repousser au-delà de 5 à 20 mètres (selon les produits) la distance minimale de dispersion des pesticides agricoles près des habitations.
Ce rapport tombe en pleine polémique sur la décision du gouvernement de ne pas repousser au-delà de 5 à 20 mètres (selon les produits) la distance minimale de dispersion des pesticides agricoles près des habitations. | OUEST FRANCE ARCHIVES JOËL LE GALL

  Xavier BONNARDEL.Modifié le 18/02/2020 à 07h06 Publié le 18/02/2020 à 06h51

Générations futures publie, ce mardi 18 février, un rapport pointant la présence dans l’air de molécules pesticides dangereuses pour la santé humaine.

L’association de protection de l’environnement a décortiqué la base de données PhytAtmo, établie en décembre 2019, par Atmo France, la fédération des associations régionales de surveillance de la qualité de l’air.

52 molécules dépistées en 2017

En 2017, les associations de surveillance de la qualité de l’air ont détecté dans leurs 1 633 analyses la présence de 52 molécules pesticides. Les trois quarts de ces analyses ont mis en évidence la présence, à des concentrations variables, de molécules classées par l’Union européenne cancérigènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction (CMR) et/ou perturbateurs endocriniens (PE) suspectés.

 L’air est une voie d’exposition réelle des populations à des pesticides dangereux pour la santé humaine. C’est particulièrement préoccupant pour les riverains des zones cultivées , s’alarme François Veillerette, directeur de Générations futures.

L’association écologiste demande  la réduction rapide de l’utilisation des pesticides de synthèse en agriculture dans la perspective de leur suppression, l’accélération du retrait des molécules CMR et PE, l’instauration de zones tampon réellement protectrices et une information en temps réel des riverains sur les pesticides qui vont être épandus par les agriculteurs .

Ce rapport tombe en pleine polémique sur la décision du gouvernement de ne pas repousser au-delà de 5 à 20 mètres (selon les produits) la distance minimale de dispersion des pesticides agricoles près des habitations.

(Et à Toulouse France Nature Environnement s’est fait saccagé son local par la FNSEA sous prétexte que cette association de défense de l’environnement les empêchait de continuer leurs traitements!)

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