Communiqué :France Assos Santé

Usagers-partenaires en état d’urgence sanitaire

L’état d’urgence sanitaire auquel nous sommes tous confrontés aujourd’hui vient nous montrer que le partenariat en santé est vital pour tous. Et c’est en partenaires engagés que nous devons solidairement réagir.

D’abord en respectant strictement les consignes sanitaires qui nous sont données, et notamment en termes de confinement et de « distanciation sociale » et en nous faisant le relai actif, par tous les moyens appropriés, de leur absolue nécessité. Convaincu de l’importance de la démocratie en santé, chacun de nous doit d’abord être solidaire des mesures générales envisagées et remettre à la sortie de crise ses interrogations personnelles sur ce qui aurait pu être fait. L’important est de faire !

Ce confinement ne saurait être un repli sur soi et une attention à ses seuls intérêts personnels. C’est avant tout un engagement citoyen et la première des actions de reconnaissance que nous devons aux soignants, même si nous devons développer toute manifestation appropriée de soutien, qu’elle soit collective – y compris symbolique – ou individuelle. Les soignants ont besoin aujourd’hui de se sentir reconnus et soutenus par les soignés pour lesquels ils prennent aujourd’hui de grands risques.

Nous devons aussi penser plus particulièrement aussi à tous ceux pour lesquelles les mesures générales de protection, à commencer par le respect du confinement, entraîne un surcroit d’isolement particulièrement difficile. Ici des patients en situation d’extrême précarité, dont le quotidien habituel est « être à la rue ». Là des patients dont les troubles de santé mentale peuvent altérer la compréhension des mesures prises et rendre encore plus difficile le contact qu’ils avaient avec leur famille et leurs amis. Partout ceux dont l’âge avancé, la maladie préexistante ou la situation de handicap sont autant de risques supplémentaires face au virus, mais aussi face à l’isolement contraint, souvent démuni des aides quotidiennes qu’ils avaient jusque-là.

À chacun de nous, à titre individuel et associatif, d’imaginer et mettre en œuvre toutes les mesures appropriées pour rendre moins dures toutes ces difficultés, actuelles et à venir. Et parmi elles la volonté de maintien d’un contact social et de petits gestes d’entraide, respectueux des consignes sociales de protection, doit être notre objectif quotidien. Nous savons l’émotion suscitée et le réconfort apporté par un panier laissé devant la porte, un coup de téléphone, un e-mail et ses images jointes, un salut adressé depuis le balcon ou la fenêtre ouverte…

Le partenariat en santé est plus que jamais nécessaire, ouvert et urgent.

Jean-Michel Bruel – Président de France Assos Santé Occitanie

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