Bientôt des «cafés Lévothyrox» sur le Gers


Pour beaucoup de malades de la thyroïde, l’épisode du nouveau Lévothyrox que Merck leur a vendu comme «identique» à la formule initiale reste un épisode douloureux et scandaleux comme on a pu l’entendre au centre Cuzin. «Nous sommes plus 160»… En livrant ce nombre de participants et surtout de participantes cette réunion «sur le Lévothyrox», Paulette Nieto ne pouvait que se féliciter de son initiative. Y étaient notamment conviés, la présidente de l’AFMT Chantal L’Hoir et l’élu haut-garonnais le docteur Gérard Bapt l’un des médecins conseil de l’association. Lui se souvient que lorsque l’affaire du Lévothyrox a éclaté début 2017, son épouse mais aussi sa secrétaire de mairie et l’une de ses adjointes ont rapidement fait partie «des victimes de la nouvelle formule imposée par le laboratoire Merck».
Un cauchemar…
Chantal L’Hoir et le médecin demandent à la salle de lever la main. «Combien parmi vous supportent la nouvelle formule ?». Des mains se lèvent, environ 20 % : «Cela correspond à la réalité». Elle fait apparaître que pour 80 %, la nouvelle formule a été «un cauchemar» commente le médecin. Plusieurs patientes ont témoigné de «l’humiliation» vécue alors… Elles étaient des dérangées, des geignardes, des plaintives, des simulatrices… En somme des empêcheuses de tourner en rond alors que la nouvelle formule était présentée «comme identique point barre» à la formule initiale selon tous ceux qui avaient «intérêt» à leur faire rentrer cela dans la tête !
Beaucoup de médecins, d’endocrinologues, le laboratoire incriminé bien sûr mais aussi l’Agence du médicament et la ministre Agnès Buzyn en prennent pour leur grade. Ainsi que la sécurité sociale : «Quand dira-t-elle combien ont coûté toutes les consultations, examens et analyses de malades qui simplement ne supportaient pas la nouvelle formule mais chez lesquels on a cherché à grands frais pour la Sécu une autre explication à leurs troubles divers, malaises et autres». Le médecin et la présidente nationale confirment «qu’il est déjà et qu’il sera encore prouvé» que la nouvelle formule du Lévothyrox n’était pas «identique». Un «générique» à problèmes pour 80 % de ses utilisateurs…










