Dr FAUCONNIER Denis Costa, Corse Conseiller médical de l’AFMT

PDF Loading...

Résumé

Tchernobyl , il y a 40 ans, a dispersé des éléments radioactifs sur la France
et de nombreux autres territoires européens. En France voici les preuves
irréfutables de l’impact de Tchernobyl sur la santé de la population.
● Un pic dans les cas d’hypothyroïdie néonatale en 1986 dans le Sud de
la France.
● Une hausse bien réelle et importante, un sommet puis une chute au
niveau des courbes d’incidence du cancer de la thyroïde.
Cette chute depuis 2015 provient essentiellement de la combinaison de
deux paramètres:

  • L’atténuation de l’effet Tchernobyl sur la genèse des cancers de la
    thyroïde en raison de l’éloignement, 28 ans après l’exposition.
  • La proportion croissante de personnes non exposées aux iodes de
    Tchernobyl car nées après mars 1987.
    Cette chute signe l’impact de Tchernobyl
    L’évolution des pratiques médicales dans l’intervalle de temps ne permet
    pas d’expliquer une telle chute des taux d’incidence.
    Manifestement vous comprendrez qu’en matière de nucléaire la recherche
    médicale demeure très encadrée et l’expression de la vérité scientifique est
    confrontée à des entraves permanentes. C’est pour cela que l’on n’a pas pu
    tirer les leçons de cet accident majeur.

Page 1/16

1- LE PIC EN 1986 DANS LES CAS D’HYPOTHYROÏDIE

NÉONATALE

La première pathologie sérieuse qui se manifeste après une pollution nucléaire
impliquant des iodes radioactifs est l’hypothyroïdie néonatale. C’est une pathologie que
l’on doit dépister à la naissance. Tous les nouveau-nés subissent, à la naissance, un test
de dépistage, obligatoire depuis 1978 en France et incorporé au test de Guthrie. En
dehors de tout accident nucléaire, c’est une pathologie qui intéresse habituellement un
nouveau-né sur 4000 et qui nécessite un traitement précoce et continu.
Les différents iodes radioactifs présents dans le nuage de Tchernobyl ont pu intégrer les
organismes, que ce soit par inhalation, ingestion alimentaire ou contact cutané et se
concentrer au niveau de la thyroïde, y compris de la thyroïde fœtale chez la femme
enceinte, en traversant la barrière placentaire. La thyroïde fœtale est active à partir de la
douzième semaine de grossesse et elle est beaucoup plus sensible aux iodes
radioactifs que celle des adultes en raison de sa croissance rapide.
En région PACA Corse, entre 1978 et 1985, 75 cas ont été dépistés en 8 ans pour
322009 tests. Soit une moyenne de 9,3 cas par an. En 1986 (année de Tchernobyl)
56508 tests et 23 cas dépistés, soit un excès de 14 cas par rapport à la moyenne
des années précédentes.
En d’autres termes, la fréquence est de 1 cas dépisté pour 2457 tests en 1986 au lieu
de 1 cas pour 4293 tests pour les années précédentes.
Ces chiffres sont éloquents : il y a bien eu un pic en 1986, signature de l’impact de
Tchernobyl. Pic que l’on retrouve dans le secteur de la Corse.

PDF Loading...

Preuves irréfutables de l’impact sanitaire

de Tchernobyl en France

Vous aimerez aussi...