PLAQUENIL : Un appel titré « NE PERDONS PLUS DE TEMPS » mais qui ne peut que « FAIRE PERDRE DU TEMPS » à des milliers de malades !!!

L’appel lancé par Ph DOUSTE-BLAZY (et une brochette d’Hospitalo-Universitaires) fait le bon diagnostic : « Nous vivons une crise sanitaire mondiale d’une grande ampleur…. Chaque jour, nous déplorons de nombreux décès. Contre cette maladie, nous ne disposons ni de vaccins, ni de traitement antiviral… »
Puis il donne les (bons ) arguments et les multiples exemples étrangers qui plaident pour la prescription du Plaquenil au stade de début de la maladie, il cite même la « baisse de la mortalité hospitalière à Marseille » (en réussissant la performance de ne pas donner le nom du Pr RAOULT. Un « malencontreux oubli » sans doute, comme celui de l’utilité de l’Azithromycine en association.
Il demande donc une modification du décret du 26 mars pour autoriser une prescription précoce du Plaquenil. Parce que « dans la situation aiguë que nous connaissons, de plus en plus de médecins pensent que cette stratégie s’impose, conforme à leur serment d’Hippocrate, de traiter leurs malades en leur âme et conscience.

Une fidélité à ce serment dont ’étrangement ces patrons se réservent l’exclusivité, en entendant en limiter la prescription et la délivrance aux Hospitaliers  et à eux eux seuls.  On est là dans un « cas grave »  d’hospitalo-centrisme forcené et d’irréalisme absolu.

Comme si en ces temps de temps de « confinement »  il n’était pas déraisonnable de faire s’agglutiner devant les entrées des Hôpitaux (bonjour les distances  de sécurité !!!)  les  milliers  de patients qui s’y précipiteront dans l’espoir d’obtenir « LE » traitement . Et sans dire  comment feront tous ceux et ils sont nombreux qui habitent loin d’un Centre  Hospitalier ou qui vivent dans des EHPAD.

Comme si en ces temps où l’Hôpital et les hospitaliers sont déjà submergés par la vague montante des cas graves, ils avaient le temps de prendre en charge l’ensemble des sujets à risques ou avec des pathologies débutante, de les interroger sur leurs antécédents, sur d’éventuelles contre indications ou interactions, de les examiner, de faire un ECG et un bilan sanguin, avant de décider ou non de leur prescrire du Plaquenil (avec de l’Azithromycine SVP).

Alors OUI la prescription précoce d’Hydroxychloroquine est aujourd’hui la SEULE thérapeutique disponible susceptible de  prévenir les complications et, espérons-le, de réduire la durée de la contagiosité. L’avenir jugera seul de son degré d’efficacité. Et il faut au plus vite la mettre en œuvre.

Mais NON l’Hôpital ne peut pas assumer cette charge supplémentaire massive  sauf d’une part à faire perdre un temps précieux à des milliers de malades et  d’autre part à l’empêcher d’assumer sa vraie mission : Prendre en charge les « cas graves » qui nécessitent hospitalisation et/ou soins intensifs et réanimation

( Ce que reconnaissant d’ailleurs les signataires lorsqu’ils écrivent « il faudra rapidement ouvrir le protocole aux médecins libéraux pour éviter la saturation des hôpitaux. » mais si l’on attend  il sera hélas trop tard pour trop de malades.

Alors  comme les italiens, face à une telle situation d’urgence, le Gouvernement doit autoriser, sans délai, la prescription d’Hydroxychloroquine par les Médecins Généralistes, compétents, disponibles et de proximité, qui connaissent déjà leurs patients et respecteront bien sûr les règles d’utilisation de ce traitement comme ils le font pour les autres pathologies. Et qui sauront d’autant mieux faire « remonter l’information » que ce sont eux, et eux seuls, qui suivront, au quotidien l’évolution des patients sous traitement.

Quant à la « distribution » de ces dizaines de milliers de traitements ce n’est pas faire affront aux « Pharmacies hospitalières » que de dire qu’elles sont totalement incapables, faute de moyens, de la prendre  en charge. Nous avons 22 000 pharmaciens qui le feront très bien.

Laissons à l’Hôpital et aux hospitaliers le temps et la disponibilité nécessaire pour  faire leur « vrai travail. » Et actuellement ils n’en manquent pas !!! 

Dr Philippe SOPENA

Médecin Généraliste (retraité, 73 ans et donc « sujet à risque »))

Ancien Premier Vice-Président de MG FRANCE

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